Lycée Français
de Singapour

Semaine de la Presse et de la Francophonie 2018

mercredi, 18 avril 2018
Semaine de la Presse et de la Francophonie 2018
Du 19 au 29 mars le Lycée Français de Singapour a célébré la Presse et la Francophonie en organisant de nombreux ateliers avec des invités de qualité comme Florence Aubenas, grand reporter; Laure Adler, journaliste, essayiste; Sandra Laboucarie, journaliste et auteure jeunesse et enfin Yannick Haenel, écrivain.

Voici les travaux d'écriture d'élèves à propos de ces invités...

Textes sur Madame LABOUCARIE, rencontre avec les sixièmes du LFS

Mme Laboucarie est une journaliste indépendante, elle travaille pour plusieurs journaux. Elle aime son métier car elle fait de belles rencontres, et elle aime se passionner sur quelque chose.. Pour devenir journaliste il faut faire des études de lettres et de langues puis de journalisme. Ce n’est pas elle qui choisit les sujets, elle donne juste une idée qui est ensuite discutée. Elle a eu très envie de faire journaliste depuis la fin du primaire mais elle avait encore un doute entre le métier de professeur. Elle aime beaucoup faire des rencontres avec des gens, loin ou près de chez elle. Elle publie environs un article par jour. Son premier journal a été publié quand elle avait 20-25 ans. Pour elle le premier grand journaliste est Albert Londres. Elle écrit quelques articles historiques. Les journalistes veulent aller là où il y a de l’action, sur les lieux pour trouver une personne disponible qui connaît le sujet pour l’interroger. Elle veut aussi garder du temps, pour écrire des livres. Les évènements qui l’ont le plus marquée sont les attentats en France. Elle n’écrit ni pour la télé ni pour la radio, elle écrit pour la presse écrite. Elle a toujours respecté la loi, elle n’a jamais été censurée. Il faut qu’elle trouve des informations fiables. Elle est très intéressée par les enfants. Elle n’a jamais fait de journal toute seule. Elle ne fait pas que les sujets qu’elle aime. À chaque fois c’est un sujet différent. En ce moment elle écrit un article sur l’égalité entre les garçons et les filles et un livre sur le harcèlement.

Manon CRETIER, 6A


Mme Laboucarie est une journaliste indépendante qui a travaillé pour l’Actu et le Petit Quotidien. Elle habite avec sa famille à Toulouse. Cette jeune femme aime beaucoup son métier car elle vit des très belles rencontres et se passionne pour ses sujets. 

Elle nous a expliqué les huit étapes pour créer un journal. 1- avoir le ou les sujets 2-recueillir des informations 3- faire des recherches sur les informations trouvées 4- écritures, photos 5- mise en page 6- relectures (par le chef de service) 7-  corrections des textes, titres ... 8- envoyer le journal à l’imprimerie.

Fleur BECQUET, 6F


Mme Laboucarie est une journaliste indépendante. C’est elle qui choisit les sujets de ces articles. Enfin de primaire elle avait envie d’être journaliste. Elle le savait que c’était fait pour elle. Elle aime son travail et ne le trouve pas difficile. Elle a déjà écrit des articles sur la guerre ou l’histoire pas forcément des articles du moment présent. Mme Laboucarie est plutôt intéressée par des livres pour enfants. Elle écrit des articles sur les choses qu’elle n’aime pas vraiment comme le football ou les dinosaures. Elle est allée en Afrique et plein d’autres pays pour rencontrer des personnes. Ces articles n’ont plutôt pas été célèbres.

Les étapes pour créer un journal sont:

  1. Décider des sujets                        
  2. Chercher des informations           
  3. Vérifier des informations                         
  4. Chercher des idées pour le titre   
  5. Relire du titre bien choisir son sujet
  6. Corriger
  7. Imprimer
  8. Distribuer des dossiers

Line ROUBIN, 6A.

Rencontre avec Mme Laboucarie

Mme Laboucarie est une journaliste indépendante, elle travaille pour plusieurs médias. Elle a voulu faire son métier depuis la fin du primaire. Mme Laboucarie aime beaucoup son travail car elle peut faire des rencontres avec des personnes touchantes et grâce à son métier elle est capable de s’intéresser à de différentes choses, comme le foot. Ses sujets préférés parlent de personnes lointaines et proches qui ont des histoires passionnantes à rencontrer.

Mme Laboucarie et son équipe publient au moins un article par jour. Avant d’être journaliste elle a fait des études de lettres, puis de langue et elle s’est inscrite au concours de journaliste. Pour créer un article de journal, d’abord il faut se décider sur quel sujet choisir, recueillir des informations sur le sujet choisi, faire des vérifications, écrire l’article, le relire, faire la mise-en page, la correction et enfin l’envoyer à l’imprimeur. La difficulté du métier de Mme.Laboucarie c’est de trouver quelqu’un de proche qui est un expert ou qui sait beaucoup de choses sur le sujet choisi. Elle s’intéresse aux sujets nouveaux, aucun de ses articles de journal n’est devenu célèbre.

Lena Lou GOMER, 6F

 

Intervention de la journaliste Florence Aubenas

    

Florence Aubenas, journaliste et grand reporter est venue témoigner de son expérience et apporter son éclairage sur le métier très difficile de grand reporter sur les zones de conflits dans le monde.
Elle assimile le métier de grand reporter à celui des urgentistes dans les hôpitaux…

Le récit fait par Florence Aubenas, nous a permis de mieux comprendre le rôle du grand reporter qui oscille parfois entre statut d’observateur et d’humanitaire, mais aussi les dangers auxquels sont confrontés les grands reporters.

Florence Aubenas évoque sa première expérience en tant que grand reporter lors de la guerre civile au Rwanda. Il faut comprendre que la journaliste arrive d’un pays en paix et se retrouve confrontée à des populations en train de vivre leur pire moment. Tout le pays est en exil, des centaines de milliers de personnes sont sur les routes pour fuir, malgré la détresse les gens acceptent de discuter et accueillent la journaliste. Des femmes lui demandent alors de sauver leur bébé en les emmenant dans une église. C’est là que se pose la question de comment réagir face à ces femmes ? Florence Aubenas a accepté de les aider mais certains de ces collègues lui ont reproché d’outrepasser son rôle de journaliste et lui ont rappelé que les journalistes ne sont pas des humanitaires.

Quelques années plus tard, lors d’un reportage sur la guerre au Kosovo, de nombreux locaux l’implorent de les autoriser à utiliser son téléphone satellite afin de pouvoir dire à leur famille qu’ils sont toujours vivants. De nouveau la journaliste accepte d’aider la population, à chaque fois l’attitude à adopter face à ces gens totalement démunis est un dilemme, eux n’ont plus rien, elle va rentrer à Paris.

Pour Florence Aubenas, il y a un enjeu philosophique, quel est son devoir, n’a-t-elle pas une obligation morale ?

De plus, Florence Aubenas constate un changement d’attitude envers les journalistes sur les zones de conflits. Lorsqu’elle se rend en Syrie en 2012 lors du printemps arabe, les journalistes sont bien accueillis par la population locale, en effet ils symbolisent la liberté, les gens pensent qu’ils vont enfin pouvoir être entendu et que cela va les aider.

Mais la situation a évolué et les journalistes sont de plus en plus décrédibilisés, beaucoup de groupes pensent que s'ils s’en prennent à un journaliste alors leur cause sera mise en avant et ils pourront attirer les médias du monde entier. Le danger vient du fait que les journalistes ne sont plus vu comme des défenseurs de la liberté mais comme un outil pour faire passer des messages idéologiques, ils sont devenus des cibles.

Pour Florence Aubenas, le rôle du journaliste ne doit pas être qu’informatif, en effet, le journaliste doit inviter le lecteur à prendre part au monde, à s’impliquer. Le lecteur ne doit pas être passif en lisant un article de presse, il doit avoir un rôle actif.

Son métier est d’informer malgré les risques, il ne faut pas accepter la peur mais la cultiver, un journaliste qui n’a plus peur met sa vie en danger.

Hugo Chassagnette TSA

Compte rendu Laure Adler : Mémoire, histoire et journalisme

Laure Adler née le 11 mars 1950 est une journaliste, biographe, éditrice et productrice de la télévision française. Durant ses années d’études elle entreprit tout d’abord des études de philosophie à la suite duquel elle décrocha une maîtrise en philosophie. Suite à cela, elle se lança dans des études d’histoire qu’elle entreprit à EPHE qui est l’école pratique des hautes études. Elle obtint un doctorat en histoire en soutenant une thèse d'histoire consacrée aux féministes du 19ème siècle sous la direction de Jean-Paul Aron, qui est le neveu de Raymond Aaron. Enfin, elle entra à la chaîne de radio publique France Culture en 1974. De ce fait, nous pouvons donc nous demander comment le féminisme a-t-il évolué depuis les années 1940 ? Dans un premier temps nous étudierons les femmes de l’ombres de la Seconde Guerre Mondiale. Puis, dans un second temps, nous verrons comment le féminisme est-il vu de nos jours.

Tout d’abord, avant la Seconde Guerre Mondiale, les femmes ne possédaient pas le droit de vote. Ce n’est que grâce à la résistance des femmes durant la Guerre qu’elles ont pu décrocher le droit de vote en 1944. La résistance de ces femmes peut notamment s’observer par le fait que c’était des femmes qui dirigeaient les réseaux de résistance. Parmi les femmes de la Seconde Guerre Mondiale, on peut voir par exemple Germaine Tillion qui s’occupait d’un réseau de résistance contre l’occupation allemande. Mais aussi Simone Veil avec la loi IVG et l’histoire de son combat ou bien Marceline Lauridan qui a publié un livre qui raconte l’histoire de pouvoir venir en aide à des vies humaines. Simone Weil fut prise en plein guerre en France et ses parents pour la sauver de la guerre décidèrent de partir pour l’Amérique. Mais une fois arrivée en Amérique, elle prit conscience du conflit qui était en train de se dérouler en Europe et choisit de retourner en France par n’importe quel moyen. Elle reprit donc le bateau vers le Nord de l’Europe et rejoignit l’Angleterre ou elle fit la connaissance du Général De Gaulle. Aux côtés du Général, Simone Weil participa à l’écriture de différents textes pour le conseil national de la résistance. Mais malheureusement, Simone Weil fut touchée par la pauvreté de la guerre et elle décida en hommage au peuple français de se sous alimenter et elle mourut quelques mois plus tard d’anorexie à Londres. Et quelques années plus tard, Jean Moulin reprit les textes de Simone Weil et s’en inspira pour écrire ses textes. Germaine Tillion quant à elle, après la Seconde Guerre Mondiale, a décidé de combattre le droit des femmes et elle est devenue observatrice de la justice, c’est-à-dire qu’elle jugeait le crime de tuer un peuple selon une caractéristique physique ou bien de tuer une ethnie. Elle a obtenu le droit de devenir observatrice de la justice et elle écrivit beaucoup de livres à ce sujet et de nos jours ses ouvrages restent des témoignages très important et profond. Cependant, les histoires de ces femmes après la Seconde Guerre Mondiale étaient inconnues et de nos jours ces histoires sont de plus en plus connues. Enfin, toutes ces histoires nous montrent que la place de la femme dans la résistance durant la Seconde Guerre Mondiale était mineure mais présente, le mouvement du féminisme était donc déjà présent depuis 1940 mais n’occupait pas une place importante dans la société.

Comme nous l’a expliqué Laure Adler dans cette conférence, les femmes font ce qu’elles ont envie de faire et ne vont pas forcément chercher à communiquer avant d’agir. Mais surtout, dans le mouvement féministe il y a des extrêmes. En effet, certaines personnes utilisent leur cause à l’extrême pour pouvoir se faire entendre car elles pensent que c’est le seul moyen. Et le but principal du mouvement féministe est d’avoir une égalité totale entre les hommes et les femmes dans la société. Le mouvement féministe est associé à l’égalité et non pas à la violence. Pour revenir à notre sujet principal qu’était la place de la femme, Laure Adler nous explique un peu plus loin dans son interview que les sources inédites sont très souvent compliquées à trouver. En effet, il y a de moins en moins de sources pour les historiens de nos jours car ils ont besoin de sources bruts comme du papier par exemple : on peut voir par exemple des articles écrits par des journalistes sur un bout de papier. Mais de nos jours de plus en plus d’articles sont écrits sur internet et l’accès à internet est certes facile mais pour trouver une information précise ou un témoignage dans un article écrit sur internet n’est pas facile. C’est pour cela que l’on dit que l’historien a besoin d’une trace écrite.

Pour conclure, on peut dire que le mouvement du féminisme est un mouvement qui était déjà présent durant la Seconde Guerre Mondiale avec les histoires de Germaine Tillion, de Simone Weil et de Marceline Laudran. Et que ce mouvement n’a cessé de se développer depuis les années 1940 autour du sujet qu’est l’égalité, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes.

Milo Grimberg TSA